Chapitre 25

Chapitre 25
Le lendemain matin, quand Bill ouvrit les yeux et regarda autour de lui, il ne comprit tout d'abord pas pourquoi il avait dormi dehors comme un clochard, puis la mémoire lui revint.
I
l tourna brusquement la tête vers sa droite, au bout du banc, il vit ce qu'il redoutait par dessus tout: son ange, elle avait disparu, mais ou était elle?
_ AAAAA
ARRRRRRRGGGGGGGH
Une
vieille dame qui promenait son cher petit toutou par là sursauta en entendant le cri que Bill avait poussé:
_ Ah les jeunes de nos jours, aucun respect pour les anciens et les cardiaques! Viens Zizi (c'est le ptit chienchien ^^), ne restons pas un instant de plus dns un endroit pareil! grommela la mémé tandis que Bill la regardait avec des yeux ronds.
M
ais de quoi elle se mélait? Et puis qui était zizi? Ce n'était pas à lui qu'elle parlait tout de même?
Franc
hement les vieux de nos jours!!!!!!

Bill s
e dirigea vers un café.
Il ne sa
vait rien de son ange, ni son prénom ni son numéro de portable, aucune adresse.
Ils n'
avaient pas échangé un seul mot la veille, il n'avaient rien eu à se dire. Le souvenir de leur chant leur avait suffit.
Mais que
l crétin!
B
ill n'avait qu'une chose à faire: attendre son ange sur le banc le soir même en espérant n'avoir pas révé!
Non! Malgrès la fatigue, son état et les médicaments qu'on lui avait donné à l'hôpital, il n'avait pas révé.
Quelque ch
ose en lui le savait et il refusait d'avoir à admettre qu'il avait eu une hallucination.
"Cher an
ge, nous avons rendez-vous cette nuit... Ne m'oublie pas cher ange, mon cher ange."
Ap
rès avoir pris un petit déjeuner copieux au café où il s'était arrêté, Bill prit le chemin du kinésithérapeute.
Un peu
de détente ne lui ferait pas de mal!
Et pui
s il devait être en forme pour le soir même!
Sauf si
elle ne venait pas...
Bill se reprit et entra dans le cabinet:
_
Bonjour, je n'ais pas de rendez-vous, mais...
La serét
aire qui le regardait avec des yeux ronds le coupa:
_
Mr KAULITZ, Bill Kaulitz? Mr Toyota (Yaris HAHA ^^ excusez moi ^^) va vous prendre tout de suite.
Elle cont
acta le kiné et lui expliqua qu'il y avait urgence (Et oui, mr bill est une urgence^^).
Après une
petite séance de massage (de 3h rien que pour mr bill), Bill se dirigea vers le macdo.
Il préfé
rait ne pas rentrer voir Tom, pas pour le moment.
Peut
-être quand il aurait retrouvé sa sauveuse, et dans le cas échéant, jamais...
Mais il
était persuadé qu'elle serait là.
Il retour
na au parc Clara Zetkins vers 18h.
Sur le b
anc, personne.
Il sent
it son coeur se serrer dans sa poitrine.
Ma
is il avait le temps, il était confiant.
Co
nfiant, mais il savait pertinnement que son coeur avait recommencé à saigner dès qu'il avait vu le banc, leur banc vide, et qu'il ne supporterai pas une nouvelle déception.
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# Posté le vendredi 02 mars 2007 17:49

Chapitre 26

Chapitre 26
Et une deuxième longue suite parce que je suis de très bonne humeur!!
Me demandez pas pourquoi, faut pas chercher à comprendre!



Bill attendait encore et encore.
Le t
emps lui semblait bien long, trop long.
19H
sonna, puis 20H, 21H.
Il ne
bougeait pas, de peur de la rater, de peur d'avoir révé mais surtout de cette peur profonde qui lui labourrait les côtes depuis qu'il s'était assis sur le banc, cette peur d'être déçu.
Cel
a faisait 4H qu'il était assis sans bouger et il commençait à avoir une petite envie.
P
etite envie deviendra vite grande envie, qui elle-même deviendra pressante.
Env
ie pressante qui laissera une large flaque peu discrète sur le jean si on y prend pas garde.
M
ais Bill répugnait de devoir partir, même pour 5 minutes.
Il suffisait qu'ELLE arrive à ce moment là et qu'ELLE parte immédiatement en ne le voyant pas.
Et p
uis, ça se trouve elle l'avait déjà oublié.
Après tout, qui était-il pour se prendre pour le centre du monde?
Elle était-là sur le banc quand il était venu mourir à ses côtés, et, ne désirant pas être assise aux côtés d'un cadavre en putréfaction, elle l'avait ramené à la vie.
Point fi
nal.
C'était sû
rement cette version là qui était la bonne.
Et puis zut, il avait trop envie!
Il courut
vers les toilettes publics les plus proches pour se soulager.
Il sortit d
es toilettes et hésita à retourner auprès du banc.
Et s'il
n'y avait toujours personne?
Il s'ébroua, il ne pouvait pas se permettre de douter, il devait avoir confiance
Il avai
t ressentit quelque chose l'autre soir, quelque chose de nouveau pour lui, d'ennivrant.
Il courut vers le saule pleureur.
S'arrêta d
evant, observa.
Et puis enfin!
Bill aperçut un mouvement derrière ses branches, il était sûr qu'elle viendrait, et elle était venu!
U
n grand sourire aux lèvres, il s'empêcha de sauter en l'air en criant à la victoire et écarta les branches de l'arbre:
_ Zizi ne tou
che pas à ça! Non! Ne mange pas les crottes des autres chiens!
C'était la
mémé qu'il avait croisé le matin.
Un
immense chagrin l'envahit, il avait espéré, il y avait cru jusqu'au dernier instant, il avait cru la revoir, elle, son ange, il avait ressenti un bonheur immense à l'idée qu'elle était là, juste derrière ces branches.
La déc
eption n'en avait été que plus vive, plus forte, il avait eu tort d'y croire.
C
roire en elle, son dernier espoir.
L
a vieille dame en le voyant pris un air offusqué et marmela entre ses dents qu'on était plus tranquil nul part de nos jours ou quelque chose comme ça -il n'avait pas écouté, il s'en moquait, de nouveau plus rien n'avait d'importance à ses yeux- avant de partir.
C'est
ça mamie, va te faire f**tre!
Bill
s'écroula sur le banc.
Il ent
endit un bruissement de feuille, quelques pas dans l'herbe et un grand rire, sincère, cristallin. Adorable ce rire!
Il releva ses yeux baignés de larmes.
Elle
venait d'arriver! Elle! Son ange!
El
le était magnifique!
S
i belle, si pure, son ange...
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# Posté le vendredi 02 mars 2007 17:52

Chapitre 27

Chapitre 27
pour mon millième com, une ptite suite ça fais pas de mal!


Elle s'approc
ha de Bill et essuya les larmes qui avait coulé sur la joue de celui-ci avec son pouce.
_ J'hésitais à venir de peur de découvrir que tu ne sois pas là, s'excusa t-elle
_ Pourq
uoi es-tu partie ce matin? questionna Bill
L
a jeune fille détourna la tête, et préféra ne pas répondre.
Bill respecta
son silence et changea de sujet:
_ Qui es-tu
? (moment de révélation! on retient son souffle! nn je dec')
_ Je m'appel
le Keira, j'ai seize ans.
_ M
oi c'est Bill, dix-sept ans. Tu habite où?
_
Pas de maison, murmura t-elle.
Bill ne put s
'empécher d'en demander la raison, Keira s'expliqua donc, un voile de tristesse passant sur son beau visage:
_ Il y a
5 jours mes parents sont décédés lors d'un accident de voiture. On a voulu m'emmener de force à l'orphelinat. Je ne voulais pas alors je me suis échappée. Je crois qu'on a lancé un avis de recherche.
_ C'e
st pour ça que tu es partie ce matin?
_ Oui,
la police fouillait le parc.
Ses beaux yeux
bruns s'emplirent de larmes. Bill s'empressa de la serrer dans ses bras. Il caressait les long cheveux blonds de Keira quand elle lui demanda à son tour:
_ Et t
oi pourquoi voulais-tu mourir?
Bill marqua u
n tant d'hésitation avant de commencer son récit.
Quand cel
ui-ci fut terminé Keira releva sa tête vers lui et lui dit d'une voix douce:
_ On a tout
les deux eu une semaine difficile...
Bill n
e répondit pas, ses yeux étaient plongés dans ceux de Keira. Il se sentait bien avec elle.
Il sourit, a
pprocha ses lèvres de celles de la jeune fille.
Ils s'embra
ssèrent doucement, presque timidement.
Puis
ce long baiser de tendresse devint fougueux et passionné, les emplissant de désir.
Quand
il se séparèrent pour respirer Bill glissa à l'oreille de Keira:
_ Je po
urrais t'éberger chez moi le temps qu'il faudra.
Keira sour
it et leurs baisers reprirent.
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# Posté le samedi 03 mars 2007 08:11

Chapitre 28

Backstage du clip spring nicht

Après de longues minutes d'embrassade intense et une promenade au bord du canal, Bill entraîna Keira jusqu'à l'hôpital.
Une fois arrivé, il demanda à la receptionniste si Tom avait laissé une adresse on pouvait le trouver.
_ Mr, vous devez comprendre que ces informations sont confidentielles, il ne nous ais pas possible de divulguer...
_ Je m'appelle Bill KAULITZ, j'étais en observation dans ceme hôpital hier, je vous demande juste où je pourrais retrouver mon frère jumeau! la coupa Bill.
_ J
e comprends, assura la réceptionniste. Je vais chercher dans les fichiers.
Elle
se mit à pianoter sur le clavier de son ordinateur, 5 minutes plus tard elle releva la tête:
_
Effectivement, vous étiez bien en observation hier dans la chambre 312.
Elle se remit à taper sur son clavier.
Mais
qu'elle était cruche! Il était le mieux placé pour savoir où il était la veille!
Après
un temps qui lui parut une éternité, la récptionniste releva une deuxième fois late:
_ Non, il n'y a pas d'adresse! Je vous accorde que c'est étonnant, mais il arrive parfois que les clients désirent rester discret quand à leur vie pr... et blablabla.
Mais oui c'est ça! Mais quelle conne! Bill prit la main de Keira et l'entraîna en courant vers l'ascenseur.
Pendent ce temps-là la pauvre femme se mit à vociférer:
_
Maisallez-vous bon sang? Il est top tard pour les visites!
Elle ne se la fermait donc jamais?
Bi
ll et Keira entrèrent dans l'ascenseur, la porte coulissa et se referma.
_ Enfin seul! Y a des gens je vous jure! gromela Bill
Keira éclata de rire, de ce rire qui le faisait tant craquer!
Bill attrapa Keira à la taille et l'embrassa dans le cou, remontant doucement vers sa bouche.
Elle sentait si bon!
I
l sentit les mains de sa chérie passer sous son T-shirt et lui caresser le torse.

I
l n'avait jamais autant apprécier une montée en ascenseur (tu m'étonne!).

# Posté le samedi 03 mars 2007 15:34

Modifié le samedi 03 mars 2007 15:58

Chapitre 29

Chapitre 29
Bill mit sa main sur la cuisse de Keira et la remonta lentement.
Ke
ira frémit sous cette caresse.
Dans
leurs bouches, leurs langues se cherchaient, se trouvaient puis se séparaient pour se retrouver à nouveau, les laissant plus perplexe à chaque fois devant tant de douceur.
L'ascens
eur s'arrêta, ils étaient arrivés au 3 ème étage.
_ Oh no
n pas déjà, soupira Bill en s'écartant de Keira à regret.
Il la pr
it par la main et l'entraîna dans le couloir.
Q
uand enfin ils trouvèrent la chambre 312 et y entrèrent, Keira demanda:
_ On
cherche quoi?
_ Je
connais Tom, il a sûrement laissé un papier quelque part avec l'adresse del'hôtel où il loge...
_ Tu as
l'air sûr de toi...
_ C'est
mon frère jumeau! je le connais, répéta Bill.
_
Tout comme lui croyais te connaître il y a quelques jours, répliqua Keira.
Bill se retourna et la regarda d'un air perplexe:
_ Pardo
n?
_ Excu
se moi, je suis désolé de t'avoir accusé comme ça, mais tu comprends, j'ai perdu mes parents il y a 5 jours, et Tom a failli te perdre toi!
_
C'est pas grave...
_ Tu as
voulu te suicider alors que tant de gens ne veulent pas mourir et crèvent quand même. Et c'est toi qui vit. La vie est parfois injuste...
Cett
e révélation fit à Bill l'effet d'un coup de poignard dans le dos:
_ Je te signale que c'est toi qui m'a sauvé, si tu n'est pas capable d'assumer les conséquences de tes actes et si tu ne voulais pas...
Keira
le coupa:
_ Non, je me suis mal exprimée, ce n'est pas ce que je voulais dire...
Le r
egard de Bill était suspicieux, il était blessé, encore une fois. Et ça saignait, et ça faisait mal.
Il
vit Keira s'écrouler sur le lit en pleurs.
Il t
rouva la force de la prendre dans ses bras.
Elle
murmura:
_ Ce n'es
t pas moi qui t'es sauvé hier, c'est TOI qui m'a sauvé...
Elle se
blottit alors contre lui, dans cette chambre d'hôpital...
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# Posté le mardi 06 mars 2007 14:37