Chapitre 20

Chapitre 20
Les deux infirmières qui venaient de s'apercevoir que Bill s'était réveillé accoururent autour de son lit et l'obligèrent à se recoucher, le plaquant contre l'oreiller.
Ell
es s'affairèrent autour de lui pendant une dizaine de minutes, prenant sa tension, lui posant sans cesse des questions et ne lui laissant pas le temps d'y répondre.
Ces
deux poules le fatiguaient plus qu'autre chose.
Il venait à peine de sortir du sommeil qu'il voulait déjà y sombrer à nouveau, et cette fois pour toujours.
Aprè
s les tests glementaires que les deux infirmières firent passer à Bill, Tom parvint enfin à faire sortir celles-ci.
Quel
soulagement!
Bill et Tom n'était plus que tout les deux.
C'est
après un moment de silence géné que Bill comprit à quel point il avait honte; il n'osait plus regarder son jumeau en face.
ça ne lui était jamais arrivé auparavant.
M
ais dernièrement sa vie avait beaucoup évolué et de nombreuses choses avaient changés, dont la plupart incluaient Tom.
T
om mit finalement fin à ce silence pesant:
_ ça va? demanda t-il peu sûr de lui.
_
On ne peut mieux, gronda Bill avec son humour noir des mauvaises situations.
_ Tu es resté 3 jours dans le comas, continua Tom.
_
Rien que ça, pondit Bill avec froideur.
_ Tu dois me dire ce qu'il s'est passé, avaa Tom sans se soucier de la mauvaise humeur de son fre.
_
Toi dis-moi ce qu'il s'est passé, questionna Bill à son tour, levant les yeux vers ceux de Tom pour la première fois depuis qu'il s'était réveillé.
_
Tom était persuaque quelque chose allait t'arriver quand tu es sortis de l'hotel il y a trois jours, il te connait, vous êtes jumeaux après tout, le coupa Gustav en entrant dans la chambe immédiatement suivie de Georg.
Bill encouragea Gustav à poursuivre son récit d'un signe de la tête.
_ Il avait remarqué que l'on te surveillait depuis quelques jours et il s'est souvenu du mot que tu lui avais laissé et de tes "copains" qu'il ne connaissait pas... Alors Tom nous a pesuadé Georg et moi de te suivre à la trace après que tu sois sortis de l'hotel. Pendant ce temps là il faisait de même. Georg et moi nous sommes fais repérer et avons du régler quelques différents, pour dire ça simplement. Tom est donc arriver au hangar avant nous et a tout entendu.
B
ill se retourna vers Tom qui s'était mis à sangloter et hoqueter. Il n'osa cependant pas le prendre dans ses bras pour le consoler comme il le faisit avant.
Tro
p de choses avaient changées.
T
om réussit à se calmer et continua l'histoire:
_
Tu comprends... quand j'ais vu ces crétins autour de toi coupant toutes retraites, et quand tu as dit "je préfére la vie et le déshonneur", j'ai...
S
es pleurs reprirent de plus belle.
Il se
calma une deuxième fois et reprit:
_
J'ai eu si peur de te perdre... quand j'ai vu que tu allais te piquer, je me suis précipité à l'intérieur pour t'en empécher...
Bill sentit toute sa pitié pour son frère en pleurs disparaître et la colère prendre sa place.
A
rrachant la perfusion de son bras gauche, il sortit de son lit avec difficulté, chancela jusqu'à la porte et se retourna pour lui dire:
_ Une semaine que je réfléchis, une semaine que je souffre, que je vois ma vie défiler devant mes yeux. J'avais trouvé la meilleure solution. Et toi, tu as encore foiré, comme toujours! C'est malin figure toi, maintenant qu'est-ce que tu crois qu'il va se passer? Ils ne vont sûrement pas laisser tomber et me laisser vivre ma ptite vie de merde tranquillement. POurquoi tu t'es encore mélé de ma vie? Peut m'importe comment tu as réussit à m'arracher de leurs griffes seul contre eux tous, et peut importe de quel héroïsme tu as du faire preuve pour me sortir de là-bas alors que j'étais dans le coma et que tu étais toujours aussi seul, car tu aurais mieux fais de t'abstenir, hurla Bill avant d'ouvrir la porte de la chambre d'hôpital et de s'enfuir en courant, laissant Georg et Gustav médusé, la bouche ouverte; laissant Tom plus pâle qu'un linge.
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# Posté le mardi 27 février 2007 18:16

Chapitre 21

Chapitre 21
Petite pensée pour rastaman et gotykgirl ^^

Bill courait, courait encore et encore à travers ce couloir sans fin dans l'hôpital; hôpital, ce mot qui lui revenait sans cesse en tête.
L
es infirmiers qu'il bousculait.
L
es brancards barrant le chemin qu'il écartait sans ménagements; l'hôpital.
I
l s'engouffra dans un ascenseur, 2 personnes y étaientprésentes etle regardaient comme s'il était fou.
Pe
ut-être était-ce le cas; peut-être.
Bi
ll regardait les numéros des étages défiler.
Tout allait trop lentement.
De
douleur, d'impatience, de rage, de folie il commença à hurler, frappant les portes clauses de ses poings.
Le
s deux personnes qui étaient dans l'ascenseur avec lui descendirent à l'étage suivant, le regardant d'un air à la fois apeuet désolé.
Q
u'il aillent se faire foutre.
L'hôpital.
I
l se laissa tomber à genoux, pleurant de frustration.
A
rriau rez-de-chausil s'élança vers la sortie.
Q
uelques employés essayèrent bien de le rattraper, mais Bill était désormais capable de tout car rien n'avait plus d'importance à ses yeux, et il les sema malgrès sa fatigue et sa faiblesse.
L'
hôpital.
Il était sorti, enfin.
I
l ne se sentait plus opprespar ces murs blancs, ces couloirs interminables, l'ascenseur.
Ce
s infirmiers plus cons les uns que les autres .
C
es convalescents dont il était si différent car eux luttaient pour vivre et lui ne désirait que la mort, douce hâvre de paix, doux paradis après la torture.
C
es médecins qui ne comprenaient rien à rien.
Gus
tav et Georg...
Et
Tom.
L
'hôpital.
L'
hôpital où il était né et qui ne l'avait pas vu mourir.
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# Posté le mercredi 28 février 2007 14:16

Chapitre 22

Chapitre 22
Bill ne courait plus, ses pas le conduisirent vers le canal d' Hochtlut sur la rivière d'Elsterbecken, à l'Est de Leipzig.
Il
s'arreta brusquement, mais que faisait-il donc à Leipzig? Il venait juste de s'apercevoir de l'incohérence de cette situation.
Ef
fectivement, à son retour en Allemagne après son séjour en France, il s'était installé à Stuttgart, c'est à dire à l'autre bout de l'Allemagne avec les autres membres de Tokio Hotel pour deux semaines de promotion.
Tom
l'avait-il fait transférer de Stuttgart à Leipzig pour l'éloigner de la bande de Steven, lui sauvant doublement la mise?
S'ét
ait-il aussi arrangeé avec la prod. pour ce départ précipité?
Voilà que c'était encore lui le con, le méchant de l'histoire.
Et il
ne l'avait même pas remercier.
Et il avait bien fait! Après tout en y réflechissant bien, c'était mieux ainsi!
Il
se promena le long du canal.
So
udain cette étendue d'eau ne lui paraissait plus si insignifiante!
L'eau
verte, boueuse peu importe, au contraire toute la saleté cacherait son cadavre!
Pui
s il vit des cannettes de bierre, des sacs en plastiques et autres déchet flotter à la surface. Il vit même un rat.
Non, il s
e trouverait une autre mort...
Une balle de revolver?
Non, tro
p banal, et il faudrait qu'il se procure un de ses engins de la mort!
A c
oups de couteaux?
Tro
p douloureux.
Sauter
du dernier étage d'un immeuble?
Il pouvais survivre et se retrouver en fauteuil roulant; ce serait encore pire...
S
'étouffer, se pendre, faire une overdose de médoc.?
Trop lent, trop de sensations: la peur, la souffrance. il en avait marre de ce quotidien de peur et de souffrance, il n'allait tout de même pas l'emmener avec lui dans sa tombe!
Mais qui
a dit que mourir était si facil?
Un vrai
casse-tête oui!
Penda
nt que Bill continuait ses macabres réflexions, ses jambes elles continuaient leur travail et l'emmenèrent jusqu'au parc Clara Zetkin sans même qu'il ne s'en rende compte.
Mais
peut-être était-ce le destin qui l'y emmenait plus que son propre corps.!


PS: Tous les lieux décrits sont réels (j'ai pris une carte de l'Allemagne ^^) Qu'on vienne pas dire que je prends pas ma fic au sérieux après ^^!!
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# Posté le jeudi 01 mars 2007 14:57

Modifié le vendredi 02 mars 2007 13:29

Chapitre 23

Chapitre 23
Bill se dirigea vers la partie la plus isolée et la plus sombre du parc activant inconsciemment un mécanisme d'autodéfense qui le protégerait selon lui du regard des autres, du regard des vivants.
L
a nuit tombait peu à peu, il avait du marcher sans but tout l'après-midi. En tout cas il était exténué.
I
l aperçut un banc dans la pénombre, un saule pleureur laissait tomber ses longues branches devant, le cachant à moitde l'allée du parc.
Cet
endroit était parfait.
Il
s'assit doucement et sentit toute la fatigue qu'il n'avait pas ressentit jusque là l'assaillir d'un seul coup.
Bil
l était las.
Il était décidément bien temps d'en finir!
Il
leva la tête, recherchant le ciel étoilé mais ne vit que les branches sombres du saule pleureur.
Saule pleureur...
T
out n'était donc que tristesse dans ce monde!?
Il
repensa alors à des photos de Tom et lui petit, à d'autres du groupe au complet. Il riait lorsqu'elles avaient éprises.
Po
urtant il ne savait plus ce qu'on éprouvait quand on riait.
Il
ne se souvenait même plus avoir ri un jour.
ç
a ne lui était pourtant pas arriver il y a si longtemps.
So
n déclin avait été si rapide! Au moins il en atteindrait le seuil plus tôt!
Bil
l revint à ses premières préocupations: trouver un moyen d'en finir au plus vite.
I
l sentit un mouvement à l'autre bout du banc, probablement le vent...
Le
corps de Bill était brûlant, sa tête tournait, il était sur le point de s'endormir pour toujours, de fatigue, de lassitude.
T
out simplement.
Il
ferma les yeux.
Se
laissa sombrer, doucement, tout doucement.
Un
couloir, un lumière au bout et lui qui courait vers cette lumière qui lui offrait une promesse de délivrance, cette lumière qui l'attirait.
E
t puis une voix, douce elle aussi, qui monta en vigueur, il ne comprenait pas les paroles mais il sentit tout de même la tristesse de la chanson, son hymne au désespoir.
Ce
tte chanson.
Il la connaissait.
I
l s'arrêta de courir et se retourna.
Der
rière lui, le noir, mais aussi la voix.
Il éco
uta attentivement.
R
econnut la chanson et, en faisant marche arrière vers ce trou noir, se mit à chanter:
"Je cris dans la nuit pour toi


Ne me laisse pas tomber comme ça


Ne saute pas


Les lumières ne t'attrapent pas


Ne les crois pas


Ne saute pas


Souviens-toi


De ta vie d'avant


Le monde en bas ne compte pas


S'il te plaît ne cours pas"


Soudain, le noir complet, puis des lueurs, comme des lucioles dans la nuit.
Le banc, le parc, et à côté une forme qui se balance d'avant en arrière, quelqu'un.
Un murmure à peine inaudible franchit les lèvres à demi fermées de la personne, les dernières notes de Spring Nicht, ne saute pas.


PS: refrain de Spring Nicht (un peu arrangé par moi même ~~ au secour^^~~ là ou c'est souligné)




FIN DE LA PREMIERE PARTIE

# Posté le jeudi 01 mars 2007 15:00

Chapitre 24

Chapitre 24
Devant tant de compliments, je ne peux que m'incliner et mettre une suite!!:


Un
e fois la chanson termie, un silence agréable remplaça la triste mélodie.
Les minutes passèrent tandis que les branches du saule pleureur se balaaient au gré d'une brise printanière.
C'était une de ces soirées calme et tiède ou il fait bon de sortir sur le balcon de son appartement pour apprécier la nuit, un vrai bonheur!
A quelques mètres du banc, la cabane du gardien du parc était éclai par une lanterne. Des oiseaux volaient autour de la maisonnette en chantant,nérant cet éclat de soleil qui continuait à briller malgrès la nuit.
B
ill se sentait revenir à la vie, ses forces revenaient.
Il s'aperçut alors que son "sauveur" lui tenait la main depuis un certain temps déjà.
De
cette main sortait une chaleur qui emplissait peu à peu le corps meurtrit de Bill.
Ce
lui-ci (Bill, pas son corps^^) avait l'impression que c'était cette main qui le maintenait en vie et qui le guérissait de toutes ses blessures: ses blessures secrètes, enfouies au plus profond de lui, celles qui l'avaient envodroit vers la mort; c'était fini, elles se refermaient peu à peu, mais il en garderait toujours la cicatrice, une cicatice qui pouvait à tout moments se rouvrir.
B
ill regardait la main de l'inconnu: elle était fine, très douce, chaude et portait deux bagues en argent.
Une main de femme.
Il releva la tête et tenta de découvrir le visage de celle-ci.
Il
était dans lanombre, mais Bill parvint tout de même à apercevoir un sourire se former, s'étirer et l'illuminer (le visage).

C
ette nuit-là, Bill la passa sur ce simple banc, la main dans la main avec un ange.
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# Posté le vendredi 02 mars 2007 12:52