Quand les Tokio Hotels tapent la pose...
Pour natsumy, qui est toute seule! Pour une fois que c'est pas moi!!!!
La personne répéta une deuxième fois, tout aussi doucement, mais plus distinctement:
_ Calme-toi, sa va aller...
Bill soupira, des sanglots traversaient son corps.
Il était agité de soubresauts.
Il réunit tous son courage et fournit un effort qui lui sembla surhumain pour lever la tête.
Il vit d'abord une silhouette rendue flou par ses larmes et qu'il ne reconnut tout d'abord pas en raison de l'obscurité qui régnait dans la pièce.
Puis, peu à peu, les traits familiers d'Enzo lui apparurent.
Bill le fixa d'un air si triste que le visage de celui-ci se crispa.
Enzo était étonnament pâle pour un métis.
_ Essaye de te relever, dit-il à Bill tout en le soutenant pour qu'il ne tombe pas.
Steven s'approcha, le visage contracté par la colère:
_ Mais qu'est-ce que tu fous bordel! Toi aussi tu nous lâche?
_ Non, mais tu dois lui laisser du temps, il est trop tôt pour lui demander de faire ce choix et tu le sais bien!
_ On a jamais laissé de secondes chances, c'est pas aujourd'hui que ça va commencer.
_ On a jamais eu de refus non plus! A chaque fois que ce test a été réalisé, ça c'est fini par prise de drogue!
Steven ne répondit pas, il n'y avait d'ailleurs rien à dire car c'était la vérité, il demeurait cependant sceptique.
_ Ecoute, ajouta Enzo, je ne te demande pas de lui laisser une seconde chance, mais juste un peu de temps. On avait jamais accepté quelqu'un dans le groupe en si rapidement avant, et c'était une erreur de commencer avec lui.
Steven hésitait, il ne pouvait contester ce que lui disait Enzo, de plus il aimait bien Bill et lui laisser un peu de temps lui plaisait bien, cependant, les autres gars du goupe pouvait prendre cette "permission" comme une preuve de faiblesse et il ne pouvait pas se le permettre en tant que leader.
Bill qui s'était relevé et qui arrivait à se maintenir debout par on ne sait quel miracle releva les yeux vers Steven et écarta une mèche qui lui cachait le regard.
Il y avait dans ses yeux quelque chose de pur qui demandait désespérément de l'aide.
Steven sentit de la répugnace monter en lui envers un être si faible, mais il ne pouvait oublier ce qu'il avait vu dans les yeux de Bill, dûsse t-il fournir un effort herculéen.
Finalement, il approuva en essayant de ne pas croiser le regard réprobateur des autres membres du clan:
_ C'est bon, il a une semaine, pas une de plus. Après c laps de temps, il donnera sa réponse définitive. Et cette fois-là, personne ne sera là pour te sauver, ajouta t-il à l'adresse de Bill.
Bill commença à s'approcher de la sortie, soutenue par Enzo, quand Steven l'attrapa par le T-shirt:
_ Une semaine OK!! s'exclama t-il d'un air menaçant. Et arrête de pleurer, tu veux devenir un homme ou quoi?
Il y avait du mépris dns sa voix.
Bill le repoussa de sa main droite et fanchit la porte, toujours accompagné d'Enzo.
